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Le CRML : un nouvel outil pour mesurer les risques financiers

HEC Lausanne lance un système d’alerte pour mesurer le risque systémique bancaire en Europe. Baptisé « Center for Risk Management », ce baromètre a été mis sur pied en collaboration avec la Stern School of Business de l’Université de New York.

Le Center for Risk Management de Lausanne (CRML) a été créé en vue d'élaborer des outils indépendants et transparents permettant de faciliter la compréhension du risque financier affectant les banques, les assurances, les fonds de pension, les régulateurs, les banques centrales, etc. L'activité du centre sera axée sur les pratiques effectives et sur la promotion d’une gouvernance responsable.

Parallèlement aux avertissements qu’il transmettra aux instituts financiers, le CRML établira une cartographie des risques («heat maps»), basée sur des données économiques annuelles, telle que la dette et le déficit publics, la balance commerciale, la croissance du PIB et l’inflation.

Méthodologie:

La faculté des HEC de l’UNIL et le Volatility Institute de la Stern School of Business de l’Université de New York ont mené conjointement une étude sur la participation des banques européennes au risque systémique global. L’équipe s’emploiera à diffuser et à promouvoir les NYU Stern Systemic Risk Rankings établis par le Volatility Lab de l’Institut. Les nouvelles analyses se concentreront sur le système financier européen et sur les risques qu’il recèle dans une perspective très contemporaine. Lancé par le Professeur Robert Engle de NYU Stern, lauréat du prix Nobel d’économie, le modèle économétrique sur lequel se base les évaluations analyse la part de risque systémique que représentent les instituts financiers internationaux dans le système financier mondial.

«Le Center for Risk Management » procédera  à une évaluation du risque individuel d’instituts financiers donnés, sur la base de l’analyse régulièrement mise à jour des 194 plus grands établissements financiers européens.. L’objectif est aussi de promouvoir la gestion du risque au niveau acturiel et entrepreneurial.

«Le nouveau CRML s’emploiera à suivre le risque en Europe, où qu’il se situe, explique Michael Rockinger, professeur de finance à HEC Lausanne. Le centre est composé d’un groupe de professeurs issus de différents départements de HEC, qui entendent améliorer la qualité de l’enseignement et de la recherche dans le domaine de la gestion du risque. Dans ce que nous avons baptisé «l’Initiative de Lausanne», nous concentrons notre recherche sur des modèles efficaces dans la pratique et compatibles avec les principes d’une gestion responsable.»

«Le NYU Stern Systemic Risk Rankings nous indique les banques qui ont le plus besoin de capital afin de prévenir une autre crise financière », explique Robert Engle, de la Stern's School of Business (NYU). Les nouveaux modèles en cours de développement en Suisse permettront d'améliorer notre perception du rôle de l'Europe dans la création de facteurs de risque et, ainsi, de fournir un système d'alerte précoce pour contribuer à réduire l'impact d'un effondrement mondial du système financier.»

Une analyse complète:

L’analyse du risque systémique réalisée par le Center for Risk Management est probablement la plus complète dans le domaine. Elle étudie notamment des aspects comme la sous-capitalisation des instituts financiers à une époque où le système financier dans son ensemble est touché par ce phénomène ou la possibilité de reprise d’une structure en faillite par quelques entreprises. Elle explique ainsi la nature imprévisible et non linéaire des marchés réels.
Très sophistiqué, le modèle offre une approche du risque systémique et du risque propre à un seul institut. Il analyse aussi la possibilité de chocs inattendus et vise à identifier les zones de risque émergent avant que celles-ci n’atteignent le stade de la crise.

Les crises bancaires et connexes de 2007-08 se sont principalement distinguées par l’échec du secteur et des régulateurs à apprécier la corrélation entre les transactions de marché, caractérisées par de hauts niveaux de titrisation des produits financiers et par l’adoption simultanée de modèles d’entreprise à haut risque par un nombre important d’institutions.

Les derniers résultats comprennent les éléments suivants:


Alertes Risques institutionnels – Les dernières données obtenues montrent que ce sont cinq institutions européennes qui génèrent le plus de risque dans le système, à savoir la Deutsche Bank, BNP Paribas, The Royal Bank of Scotland, Barclays et le Crédit Agricole. Les profils de risque varient: la Deutsche Bank présente un effet de levier important et une capitalisation boursière relativement faible, tandis que la situation est inverse pour BNP Paribas. 

Alertes Risques pays – Au niveau national, le CRML tire la sonnette d’alarme: ce sont les plus grandes économies européennes qui affichent le niveau de risque le plus élevé. Entre 2008 et 2012, le Royaume-Uni arrive en première position en termes de risque systémique global, suivi de la France et de l’Allemagne. Le Royaume-Uni et la France contribuent environ pour moitié à l’exposition totale des établissements financiers européens. La perte marginale anticipée (MES, Marginal Expected Shortfall) et l’effet de levier ont enregistré une hausse dans tous les pays au cours de la récente crise, augmentant ainsi le risque systémique. 

Plus sur le Center for Risk Management

Plus sur le Volatility Institute de la Stern School of Business de l'Université de New York


 





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Professor Michael Rockinger




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